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Génération narcissexe : comment la surexposition de leur image sur les réseaux sociaux en vient à empoisonner la vie amoureuse des jeunes filles d’aujourd’hui

Atlantico : Deux études américaines viennent de montrer le rôle très négatifs des nouvelles technologies sur la sexualité des jeunes filles. Ainsi, l’omniprésence des réseaux sociaux numérique dans leur quotidien entraîne une hyperconscience de leur image de femme sexualisée. Comment réagit-elle face à cette pression constante et compétitive du regard social ?

 

Frédéric Six : Déjà dans tous les magazines à destination des adolescents, on voit beaucoup de discours concernant cette façon de se présenter, de se mettre en valeur. L’utilisation à outrance d’images de femmes magnifiées, souvent par modification artificielle comme avec le logiciel Photoshop (cette pratique s’est généralisée). C’est aussi liée à la demande des garçons, qui valorisent cette image de la femme très sexy. La nécessité de l’attrait, qui parfois est poussé jusqu’à l’aguicheur, créé une compétition dans la fille elle-même.

Face à l’image que véhicule les médias, la jeune femme doit affronter la pression du groupe qui la pousse à être attractive. Il y a le risque des moqueries qui joue énormément. S’habiller d’une certain manière en décalage peut entraîner des brimades difficile à supporter. Rentrer dans le cadre quand ce cadre est hypersexualisé devient alors une nécessité difficile mais en même temps socialement apaisante.

La pression de l’apparence physique est conséquente.

 

On constate qu’un autre facteur chez les jeunes femmes importe de plus en plus dans la définition et l’apprentissage de cette identité sexuelle : la pornographie. Quel rapport entretient aujourd’hui la jeune fille à ces médias que l’on pourrait considérer plus destiné aux garçons ?

 

Dans le processus d’hypersexualisation de la jeunesse, le porno joue un rôle très important. Cela se vérifie évidemment chez les jeunes garçons, mais aussi chez les jeunes filles aujourd’hui. Cet accès rapide et facilement trouvable pour ces jeunes suréquipés en moyen de navigation sur le net encourage cette fréquentation dès le plus jeune âge. D’autant plus que les jeunes gens sont particulièrement habitués à consommer de courte vidéo, c’est la génération Youtube.

 

Dans les milieux familiaux, et encore plus à l’école, on sait qu’il est très compliqué de parler de sexualité. Les cadres d’expression sont souvent limités ou encore totalement freiné par l’importance d’une certaine pression du groupe avec lequel la question est abordé (le regard des parents, la classe ou l’instituteur est vécu souvent comme pesant). Il faut bien noter que quand elle est abordée, la sexualité est le plus souvent abordée sous l’angle de la peur. On demande de faire attention aux maladies sexuellement transmissibles, on demande de se protéger, on prévient contre les conséquences sociales et médicales d’une sexualité inconsciente et irresponsable… On éduque sans expliquer l’importance de l’émotion dans cette sexualité, c’est-à-dire des enjeux affectifs que cela peut entraîner. La pornographie devient un modèle éducateur sans ces enjeux là, et en plus permet une figuration anatomique complexe et diverse. On apprend que l’on peut faire l’amour à plusieurs, dans des positions différentes, avec des rapports de force différents, avec des pratiques moins évidentes, comme par exemple l’éjaculation faciale. L’éjaculation faciale, qui n’était pas un lieu commun devient ainsi un lieu commun, car tout le monde en parle.

 

Source Article from http://www.atlantico.fr/decryptage/generation-narcissexe-comment-surexposition-image-reseaux-sociaux-en-vient-empoisonner-vie-amoureuse-jeunes-filles-aujourd-hui-2654053.html
Source : Atlantico.fr